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Feb 12, 2016 / 0 Comments
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Noor concentrated solar power plant is expected to supply 1.1 million of Moroccans with 500 MW of power by 2018. Photo: World Bank

Si vous n’avez jamais entendu parler de l’énergie solaire concentrée, sachez que cette technologie est promise à un bel avenir. Moins connu que d’autres sources d’énergie renouvelable, elle n’en possède pas moins un fort potentiel de développement : selon l'Agence internationale de l’énergie, le CSP (pour concentrated solar power) pourrait être à l’origine de 11 % de la production mondiale d’électricité d’ici 2050. 
 
C’est une révolution qui s’annonce, qui placera les pays émergents et en développement du monde entier sur la voie d’une croissance sobre en carbone. Et le Maroc en a pris la tête : cette semaine, le roi Mohamed VI inaugure officiellement la première phase de ce qui sera à terme la plus grande centrale solaire à concentration du monde.

 

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Feb 12, 2016 / 0 Comments
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Il est très difficile de chiffrer les conséquences de la guerre en Syrie alors que le conflit continue de dévaster des vies et des communautés entières. En revanche, il est essentiel de tenter de cerner la nature et l’étendue des dégâts subis par la Syrie afin d’identifier les besoins immédiats mais aussi d’élaborer des plans de reconstruction qui pourront être mis en route dès que la paix s’annoncera. 

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Jan 12, 2016 / 0 Comments
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Les classements des universités font désormais incontestablement partie du paysage de l’enseignement supérieur, aussi bien au niveau mondial qu’à l’échelon local. Ils occupent dans ce paysage une place de plus en plus importante et ont connu une prolifération phénoménale. Depuis que cette activité est devenue commerciale, les entreprises et organisations qui classent les universités ont gagné en sophistication. Et c’est dorénavant un fait acquis : ces palmarès influencent considérablement l’opinion des étudiants (actuels et à venir), des parents, des employeurs et des pouvoirs publics sur la qualité des établissements supérieurs.
 
Face à ce qui est devenu une véritable obsession, on peut légitimement s’inquiéter de l’emploi abusif de classements qui ne servent que des fins promotionnelles ou qui, pire encore, déterminent en grande partie les orientations stratégiques des États et des établissements. On voit souvent aujourd'hui des politiques et des programmes publics entiers qui semblent se soucier davantage de la place occupée par un établissement dans un classement que de son utilité. Une tendance qui aboutit parfois à une réaffectation significative de crédits à certains établissements au détriment d’autres. Si les palmarès des universités deviennent une finalité et non un instrument d’amélioration de la qualité de l’enseignement dans le supérieur, il faut s’en inquiéter. L’importance excessive que leur accordent les décideurs institutionnels et publics a de quoi déranger et nous alarmer.

 

Certes, ces classements ont valeur de référence, offrant une base de comparaison. Cependant, ils ne constituent pas forcément le meilleur prisme pour évaluer la qualité et l’utilité des établissements supérieurs. Gardons à l’esprit que tout classement est en définitive le résultat d’un agencement arbitraire d’indicateurs que son promoteur a prédéfinis comme étant les critères d’un « bon » établissement.

 

Ceux qui prônent la pertinence de ces palmarès, et plus particulièrement ceux qui en sont à l’origine, avanceront qu’en l’absence de données fiables et comparables, les classements apparaissent comme le meilleur moyen de juger de la qualité d’une université. Sauf que, comme souvent, le diable est dans les détails. Les classements reposent sur une vision prédéfinie de l’établissement idéal qui ne prend pas toujours en compte les différences de contexte et qui tend à imposer une représentation partiale — à savoir une tradition universitaire axée sur la recherche et très sélective — qui n’est pas nécessairement la plus réceptive aux besoins variés des populations où ces institutions sont établies.

 

La plupart des classements traditionnels assimilent la qualité d’un établissement à la productivité de la recherche, mesurée soit par le nombre et l’impact de ses publications dans des revues à comité de lecture soit par la sélectivité du processus d’admission. Naturellement, un tel filtre nuit aux établissements qui mettent l’accent sur l’enseignement, et perpétue le principe du « publier ou périr ». Dans la recherche d’un meilleur classement, les sources de financement internes et externes ont toutes les chances de favoriser des programmes universitaires ou des unités de recherche plus à même de s’inscrire dans cette dynamique de recherche et de publication. Par ailleurs, ces palmarès minorent d’autres aspects de la mission dévolue aux établissements du tertiaire, à savoir l’enseignement et la notion de service public.

 

Les classements entendent également mesurer la « réputation » d’un établissement en agrégeant les avis (malheureusement pas toujours compétents ni objectifs) d’employeurs, d’experts du secteur et/ou d’anciens étudiants. C’est sans réelle surprise que l’on observe ici la préférence donnée à certaines universités sur la foi de leur prestige, indépendamment de la qualité des cursus offerts. Résultat : on laisse sur le carreau des établissements et programmes plus confidentiels, mais très utiles à la société en ce qu’ils forment les diplômés dont les économies locales et régionales ont précisément besoin.

 

Un établissement qui n’est pas très sélectif et qui accueille majoritairement des étudiants moins avantagés sur le plan socio-économique et académique sera donc davantage susceptible d’être écarté d’un classement, même si la « valeur ajoutée » qu’il apporte à ses étudiants peut être proportionnellement plus forte que celle d’un établissement très sélectif qui a déjà la chance d’attirer des étudiants plus aisés.

 

De la même façon, on peut contester la pertinence d’une évaluation de la réputation d’un établissement qui se fonde sur le type d’emploi occupé par ses anciens étudiants. Jenny Martin, professeur de biologie à l’université du Queensland en Australie, explique très bien pourquoi : « Les classements internationaux sont destinés à identifier les lieux de travail les meilleurs, cependant aucun n’intègre des indicateurs aussi essentiels que la satisfaction au travail, l’équilibre travail-famille et l’égalité des chances. » (a)

 

Plusieurs systèmes d’enseignement supérieur étudient actuellement une méthode alternative aux classements qui pousserait les établissements à « se comparer » entre eux de manière plus proactive et moins déstabilisante. Cette approche propose des critères de comparaison judicieux qui tiennent compte des besoins propres des établissements. Elle s’appuie sur des éléments d’appréciation déjà présents dans les classements traditionnels, mais offre la possibilité aux établissements de comparer leurs performances par rapport à des structures aux performances optimales, moyennes ou faibles, au sein de leur catégorie. Chaque université peut ainsi définir son domaine d’excellence, ce qui l’incite moins à se conformer aveuglément à une définition unilatérale du « bon établissement ».

 

La « grille de positionnement » (a) qui réunit plus de 100 établissements de l’enseignement supérieur de sept pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) incarne bien cette démarche. Parrainée par la Banque mondiale et le Centre pour l’intégration en Méditerranée, cette initiative a pour ambition d'améliorer la gouvernance et la responsabilisation des établissements par un renforcement de leurs capacités, sur la base d’une approche inclusive et fondée sur des données éprouvées.

 

Les établissements participants peuvent se mesurer à leurs pairs dans des domaines liés à la gouvernance, la qualité et la gestion. Plusieurs d’entre eux ont déjà mis sur pied des plans d’action détaillés, avec les mesures de renforcement des capacités qui vont avec, dans le but d’améliorer leurs résultats. Des initiatives similaires sont également en cours dans d’autres régions, comme en Afrique et en Inde (a).

 

Il serait naïf de croire que les classements des universités vont perdre du terrain. Cependant, si nous acceptons l’idée qu’ils ne disparaîtront pas de sitôt, nous devons être conscients de leurs limites, de leur parti pris délibéré ou involontaire et de l’usage commode qu’en font les établissements et les pouvoirs publics.

 

Ce billet a initialement été publié sur le blog de la Banque Mondiale Education for Global Development.

Jan 12, 2016 / 0 Comments
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Over the past several years much has been written about the significant potential for solar energy generation in the Middle East and North Africa, where there is no shortage of sunshine. The International Energy Agency estimated that the potential from concentrated solar power technology alone could amount to 100 times the electricity demand of North Africa, the Middle East and Europe combined.  

 

In the wake of commitments at the Paris climate conference (COP21), it is time to develop this rich source of low-carbon energy sitting close to Europe’s southern shores, and bolster efforts to agree on a framework to import clean, sustainable energy from North Africa. 

 

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Jan 06, 2016 / 0 Comments
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La France vient d’accueillir la COP21 et de mener à bien les négociations pour une issue qui a été qualifiée de franc succès : l’Accord de Paris de 2015. Ce texte a obtenu l’adhésion de 196 pays sur un des sujets les plus complexes de notre temps—le changement climatique. Il a réconcilié les intérêts divergents des pays en développement et des pays développés et effacé le clivage Nord-Sud qui est responsable de la difficulté à obtenir un accord sur le climat au cours des vingt dernières années. En comparaison, les négociations sur le commerce international ont l’air facile. La France être fière de ses talents en diplomatie. Chapeau !

 

L’Accord de Paris traite de trois problèmes épineux : l’engagement des pays en voie de développement à réduire leurs émissions de CO2 (bien qu’ils ne soient en rien responsables du changement climatique), l’aide financière des pays développés aux pays en développement pour les aider dans cet engagement et les mécanismes de marché pour appuyer l’atténuation.

 

Maintenant c’est au tour de la France de passer le relais du Nord au Sud en traversant la Méditerranée au pays qui accueillera la COP22, le Maroc. Et d’appuyer le Maroc pour que la COP22 soit un succès comparable à celui de la COP21. En bref, pour passer de la « COP de la décision » à la « COP de l’action » à l’intérieur de l’espace méditerranéen.

 

En effet, la Méditerranée est un véritable microcosme des enjeux des COP. Nulle part ailleurs dans le monde, autant de pays en développement ne côtoient autant de pays développés. Environ 10% des pays du monde sont rassemblés autour de la mer « au milieu des terres » (du latin méditerraneus) — une situation qui les amène à partager un écosystème interconnecté par des infrastructures physiques, échanger des biens et services, être le théâtre de flux et reflux de migrants, voyageurs et réfugiés.

 

Au vu de cette situation unique, comment la France et le Maroc pourraient-ils, dans leur espace commun méditerranéen, montrer au monde ce qui peut être accompli, grâce à un partenariat efficace, pour faire progresser le processus COP pendant cette première année critique de l’Accord de Paris ? Quel symbole pourrait représenter, d’ici le premier anniversaire de l’Accord, le pouvoir d’un partenariat entre pays développés et pays en développement ?

 

Un exemple de symbole serait le changement de direction des flux sur le seul inter-connecteur électrique entre l’Europe et l’Afrique du Nord—au travers du détroit de Gibraltar, là où la Méditerranée s’ouvre au reste du monde. Actuellement, l’interconnexion transporte de l’électricité « grise » du Nord vers le Sud, de l’Espagne vers le Maroc.

 

Et si la France achetait pour l’occasion de l’électricité « verte » de la plus grande centrale solaire au monde, la centrale Noor-Ouarzazate au Maroc, permettant ainsi à l’électricité de s’écouler du Sud vers le Nord ? Quel serait le message au monde entier d’un tel partenariat climatique et du soutien financier qui l’accompagne ? Et quelles en seraient les conséquences pour l’investissement, les emplois et la croissance économique, alors que l’énergie solaire se déploierait sur l’ensemble du territoire de l’Afrique du Nord en réponse aux opportunités de marché créées grâce à ce partenariat ? Quelle serait l’image pour COP22 ? Quel moteur ce serait pour créer des partenariats climatiques et mener des actions innovatrices en faveur du climat ailleurs dans le monde !

Jan 06, 2016 / 0 Comments
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The Syrian crisis has now become one of the largest humanitarian crises of our time. The numbers are staggering. About half of the Syrian pre-conflict population has been displaced, over 200,000 people have been killed, millions of Syrians have been injured or traumatized and millions more have fled to neighboring countries and elsewhere. Yet, we know surprisingly little about the actual living conditions of those who are suffering from the crisis. For the people who have remained in Syria, information is either very scarce or unavailable. For the people affected by the Syrian crisis who have migrated to Europe, we have mostly anecdotal information that mixes victims of the Syrian crisis with other types of migrants. For those Syrians who have fled to neighboring countries and registered as refugees, we have a substantial amount of information but to date this information has been little exploited to study the welfare of refugees.

 

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Nov 24, 2015 / 0 Comments
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LES POINTS MARQUANTS

  • La vision marocaine d’une croissance verte et solidaire repose sur une meilleure gestion des ressources naturelles pour créer davantage d’emplois, de valeur et de bien-être avec les atouts disponibles.
  • La fin des subventions aux combustibles fossiles a favorisé les investissements dans les énergies renouvelables et relancé les programmes de dépenses sociales du gouvernement.
  • Les stratégies déployées dans l’agriculture et la pêche cherchent à tirer le maximum de ressources aquatiques et halieutiques limitées.

 

Tout près de Marrakech, dans cet environnement semi-aride typique de cette région du Maroc, les figuiers de barbarie, qui servaient jadis à délimiter les parcelles agricoles et à conjurer la faim, renaissent aujourd’hui et donnent un nouveau sens au vieil adage : « l’économie protège du besoin ».

 

Les fruits que l’on avait l’habitude de jeter une fois la saison passée sont désormais pressés pour faire de la confiture et les graines récupérées par l’industrie cosmétique, qui apprécie cette huile. Surtout, dans cette région où les précipitations, déjà limitées, se raréfient, cette plante grasse sait exploiter la moindre goutte d’eau disponible. Elle contribue par ailleurs à réduire l’érosion, crée un riche écosystème et, mélangée à la paille sous forme de jus, produit du fourrage qui allège les pressions sur les pâturages.

 

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Nov 24, 2015 / 0 Comments
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Le Maroc entrera prochainement dans l’histoire en mettant en service l’une des plus grandes centrales solaires thermiques à concentration (CSP) du monde. Une fois pleinement opérationnelle, cette centrale produira suffisamment d’électricité pour plus d’un million de Marocains, avec peut-être même un excédent qui pourra être exporté vers l’Europe.

 

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Nov 16, 2015 / 0 Comments
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Hasan Shaaban / Reuters

Au lendemain du double attentat à la bombe de Beyrouth perpétré par des kamikazes, Paris subissait des attaques terroristes coordonnées. Auparavant, les médias relayaient l’information que l’hypothèse d’un engin explosif à bord de l’avion russe qui s’était écrasé dans le désert du Sinaï en Égypte était « hautement probable », indiquant qu’une organisation affiliée à Daech revendiquait cette opération. Ces attentats viennent souligner les dangers d’un extrémisme violent dont les victimes sont des ressortissants de diverses nationalités et qui frappe aux quatre coins du monde : au Moyen-Orient, en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique du Nord.

 

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Nov 16, 2015 / 0 Comments
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Le principe du “contrat social” remonte à la Grèce antique et fait référence à l’accord implicite entre les membres d’une société qui définit leurs relations réciproques et avec l’État. Ces relations permettent d’éclaircir le mystère du « Printemps arabe ».

 
Les soulèvements qui ont débuté en Tunisie avant de se propager à plusieurs pays du monde arabe en 2010 et 2011 en ont surpris plus d’un chez les économistes du développement, comme moi. La plupart des indicateurs de bien-être économique étaient solides et n’avaient cessé de progressé pendant les 10 années précédentes ; le PIB augmentait à un rythme soutenu, autour de 5 % par an ; la pauvreté extrême (vivre avec 1,25 dollar par jour) était limitée et en recul ; et les mesures conventionnelles des inégalités, à l’instar du coefficient de Gini, attestaient d’une situation plus favorable que dans les autres pays à revenu intermédiaire, avec même parfois une tendance à l’amélioration. En Égypte et en Tunisie, le revenu par habitant des 40 % les plus pauvres de la population augmentait plus rapidement que la moyenne. Enfin, sur le plan du développement humain, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord détenait un record pour le recul des taux de mortalité infantile et la hausse des niveaux d’instruction.

 

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