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Mar 15, 2016 / 0 Comments
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World Bank Blogs

D’après l’édition 2015 du rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes (Global Gender Gap Report), 13 des 15 pays affichant les plus faibles taux de participation des femmes à la vie active se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (région MENA). Le Yémen affiche le taux le plus bas, suivi par la Syrie, la Jordanie, l’Iran, le Maroc, l’Arabie saoudite, l’Algérie, le Liban, l’Égypte, Oman, laTunisie, la Mauritanie et la Turquie.

 

Pourquoi le taux d’activité des femmes est-il si modeste dans la région MENA, où les filles sont autant instruites que les garçons et, souvent, réussissent mieux à l’école ?

 

Continuez à lire l’article sur le blog de la Banque Mondiale.

Mar 09, 2016 / 0 Comments
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Des tensions importantes sont susceptibles d’apparaître dans les pays où les jeunes n’ont pas la chance de s’investir dans des actions sociales, à mesure que croissent leur frustration et leur incapacité à peser sur le cours de leur vie ou sur la société en général. Le bénévolat peut aider à remédier à cet écueil. D’abord parce qu’il désamorce les tensions en fédérant les individus autour d’objectifs communs et que, en donnant plus de sens à la citoyenneté, il contribue à l’édification de sociétés plus solidaires. Le bénévolat offre aussi à ces jeunes l’opportunité de vivre une expérience professionnelle non rémunérée qui leur permettra d’accroître leur employabilité.

 

Continuez à lire l’article sur le blog de la Banque Mondiale.

Mar 09, 2016 / 0 Comments
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Le tableau général est plutôt encourageant : de nombreux pays à travers le monde s’emploient à réformer l’accès des femmes aux débouchés économiques et à réduire le nombre de lois restreignant leur liberté d’action, avec des progrès remarquables d’année en année. La dernière édition du rapport de la Banque mondiale Les Femmes, l’entreprise et le droit recense ainsi 94 réformes adoptées dans 65 pays au cours des deux dernières années qui devraient améliorer la condition féminine.

 

La plupart de ces avancées sont le fait de pays « en développement » d’Europe, d’Asie centrale et d’Afrique et non de pays « développés ». Mais la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) est la lanterne rouge du classement, avec à peine 12 réformes, alors que l’on connaît l’impact des entraves juridiques et commerciales à la participation des femmes à la population active, avec des pertes de revenu estimées à 27 %.

 

Ci-après, un résumé des réformes en faveur des droits des femmes mais aussi des mesures discriminatoires à leur encontre.

 

Continuer à lire cet article sur le blog de la banque mondiale.

Mar 08, 2016 / 0 Comments
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“The Mirror”, Artwork by Syrian Filmmaker & Visual Artist Ammar Al-Beik, 140x110cm, "Lost Images Series", 2013.

Depuis cinq ans, la mer, ce petit mot composé de trois lettres, est devenue un lieu de souffrance pour les Syriennes et les Syriens.

 

Oum Mohammad et Oum Issa n’avaient cependant pas prévu pareille fatalité. La première fuyait l’enfer des barils explosifs, lancés sur la ville de Darayya ; quant à la seconde, elle avait choisi l’exil en raison des services sécuritaires du régime qui harcelaient son fils pour l’enrôler de force dans l’armée du régime. En Syrie, les fils et les mères n’ont plus leur place.

 

Oum Mohammad et Oum Issa ont fait connaissance sur un littoral sombre et perdu de la mer Égée, où les avait guidées un étranger, elles et leur fils, dans l’attente d’une traversée vers la rive opposée. La mer et ses passeurs sont aussi despotiques qu’un régime qui tue sans relâche les Syriennes et leurs enfants. Cent mains, grandes et petites, cinq cents doigts noués ont tenté d’empêcher le canot pneumatique, peut-être le plus célèbre et le plus tragique de l’histoire du monde, de sombrer. Mais ni les doigts ni les prières n’ont suffi à dompter la mer et à épargner le canot pneumatique vétuste. Les passagers se sont vite rendu compte que le rembourrage de leurs gilets de sauvetage était en éponge. L’eau de mer absorbée par les gilets des enfants était salée et lourde. Très lourde.

 

Oum Mohammad et Oum Issa ont dû garder leurs enfants près d’elles et éviter qu’ils soient piétinés. Quand le canot a chaviré et que tout le monde a été précipité à la mer, elles ont expliqué à leurs enfants que la mer n’est bienveillante et généreuse que dans les livres d’écolier et qu’elle a un autre visage, féroce, égoïste et traître.

 

Quarante ans durant, ces deux femmes ont usé d’énormes quantités d’eau pour nettoyer la maison, faire la vaisselle et donner le bain aux enfants. Elles qui maîtrisaient parfaitement l’usage quotidien de l’eau étaient incapables d’apprivoiser cette eau salée ou de surnager dans cette mer déchaînée et aveugle.

 

Pendant des heures interminables, bien loin de nos heures tranquilles, le souffle coupé, elles ont tenté de rassurer leurs enfants, en versant des larmes plus salées que l’eau de mer, à l’idée de perdre leurs enfants. La mer a fini par avoir ce qu’elle voulait, tout comme ces deux mères. Brusquement, les houles ont cessé et les flots se sont assagis.

La mer avait épargné les naufragés pour leur éviter une noyade assurée ; peu de temps après, Oum Mohammad et Oum Issa sont arrivées sur la rive grecque avec tous leurs enfants.

Ce jour-là, une nouvelle vie avait commencé.

 

Je viens d’un pays où le destin sauve les femmes tout comme il se charge de les tuer. Je viens d’un pays régi par la colère et la folie. Un pays où les femmes ont parfois la chance d’échapper à une mort physique, spirituelle, intellectuelle, alors que d’autres sont broyées par la guerre, les prisons, l’assujettissement, l’extrémisme — le lot commun de mon pays.

Je viens d’un pays où la vie des femmes est liée aux humeurs changeantes.

Les femmes peuvent être opprimées mais elles ne seront jamais vaincues. Dans Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway, un vieux pêcheur s’enorgueillit du marlin géant qu’il a capturé. Sur le chemin du retour, sa prise est dévorée par un groupe de requins qui tournent autour de sa barque. Il ne reste en définitive que la victoire du vieillard sur le poisson.

 

Aujourd’hui, qui écrit l’histoire de ces femmes qui bravent la mer et le désert, pour assurer un meilleur avenir à leurs fils et à leurs filles ? Qui raconte leurs traversées, pour échapper aux dictatures et à l’autoritarisme ? Des régimes qui, depuis quarante ans, violent les femmes en s’en servant de faire-valoir pour leurs agences gouvernementales puis en affichant leurs photos dans les médias pour convaincre le monde de leurs slogans creux et de leur rhétorique futile.

 

Pendant quarante ans au moins, les femmes ont été réprimées et marginalisées en Syrie comme dans l’ensemble de la région, jugées incapables de prendre des décisions pour elles-mêmes. Hormis quelques associations féminines de façade, la société n’a pas été préparée à accorder un rôle actif à la femme. La société marche sur une jambe, après s’être tiré une balle dans l’autre. Puis au premier choc émotionnel et humanitaire, elle s’est effondrée.

 

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, je ne peux me représenter l’histoire d’Oum Mohammad et d’Oum Issa que comme le reflet des manquements de notre société, le reflet d’une indicible amertume, oppressante et suffocante. Je ne peux imaginer la mer que comme une passerelle entre deux types de vie : l’une dépourvue de sens, et l’autre pleine de sens. Je ne peux que penser à l’injustice frappant toutes les catégories sociales, hommes, enfants et femmes, sous le joug de régimes autoritaires qui les ont trop longtemps privés de liberté et de tranquillité.

 

S’il fallait agir aujourd’hui pour éviter d’assister dans quarante ans à de nouvelles vagues de femmes luttant contre la mer, affrontant à la mort, et remettant leur vie au destin, alors luttons pour protéger avant tout la liberté de choisir.

 

En aucun cas, les femmes ne sauraient être privées du droit de décider de leur vie. Et comme, il est personne ne peut exercer son libre arbitre sous un joug despotique, soulevons-nous contre la dictature. Et abolissons tous les régimes politiques, sociaux, et économiques fondés sur l’autoritarisme, pour que triomphe la liberté.

 

Bénies soient les femmes de mon pays.

Bénies soient toutes les femmes qui luttent contre la laideur de ce monde, pour la liberté.

 

 

 

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que l’auteure et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du Centre pour l'intégration en Méditerranée ou celle de ses membres partenaires.

 

L'article a été publié en collaboration avec le blog de ​​la Banque mondiale pour la région MENA.

 

Mar 08, 2016 / 0 Comments
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Jorgen Mcleman, Shutterstock

Ce blog est produit en collaboration avec Raseef22  et le blog de la Banque Mondiale.


 

Quand il s’agit de la participation des femmes à la vie économique, la Jordanie affiche un score peu
flatteur
, même au regard du reste du monde arabe, en se classant au 139rang sur 142 pays. Ce faible taux de participation et cette aversion à prendre part au marché du travail peuvent être imputables à une législation et à des coutumes qui n’encouragent pas les Jordaniennes à intégrer le monde du travail, ainsi qu’à l’impact des discriminations a l’égard des femmes.

 

Tamador Azaizeh, est titulaire d’une licence en chimie ; elle vit dans un village de la province d’Irbid. Elle explique que l’absence de réseau de transport public et l’éloignement de son domicile par rapport aux sites industriels l’ont empêchée de trouver un emploi convenable.

                                                               

« Je suis restée au chômage pendant cinq ans. Après mon mariage, je me suis installée dans la ville d’Irbid, où les perspectives d’emploi étaient relativement plus nombreuses. Toutes les candidatures auxquelles j’ai répondu dans mon domaine de spécialité ont été rejetées. Les entreprises préfèrent en général embaucher de jeunes diplômés ou des personnes expérimentées », précise-t-elle.

 

En poursuivant sa recherche d’emploi, Tamador Azaizeh a réussi à trouver un poste d’enseignante en mathématiques et sciences dans une école privée. Cette fois, la déconvenue fut d’un autre ordre : son salaire était de 150 dinars environ (soit 211 dollars), bien en deçà des 190 dinars (270 dollars) qui correspondent au salaire minimum en Jordanie.

 

Tamador Azaizeh explique : « Le propriétaire de l’école ne versait même pas le salaire fixé par la loi. L’équation était très claire : il fallait se plier à ses termes ou démissionner. Il y avait d’autres violations au droit du travail : nous étions privées de prestations sociales et de congés, nos droits en tant que travailleuses n’étaient pas respectés. »

 

Cette pratique est loin d’être une exception, elle est même récurrente dans les écoles privées, si l’on en croit la jeune femme, qui déclare avoir tenté un recours auprès du ministère du Travail et engagé des poursuites à l’encontre de son ancien employeur avec 14 de ses collègues. Elle prend actuellement part à une campagne ayant pour objectif de sensibiliser le grand public aux droits des enseignantes et à la nécessité de leur garantir des conditions de travail satisfaisantes et équitables.

 

Reem Aslan, consultante pour l’Organisation internationale du travail, reconnaît que les difficultés rencontrées par Tamador Azaizeh sont courantes et que de nombreuses femmes y sont confrontées. Elle ajoute : « Ce qui est le plus à déplorer, c’est que le taux de participation de la population féminine à l’économie jordanienne s’est contracté ces deux dernières années. »

 

Une étude, publiée par le Conseil supérieur de la population et la Commission nationale pour les femmes, montre en effet que ce taux est passé de 14,9 % en 2009 à 13,2 % en 2013.

 

Selon Reem Aslan, ce recul est dû à une multiplicité de facteurs, dont le plus important est la faible rémunération salariale (très souvent en deçà du minimum légal), l’absence de transports publics sûrs et efficaces, l’inexistence d’un cadre de travail favorable aux mères, et notamment de crèches, sans oublier le poids de la tradition jordanienne, et la difficulté de concilier responsabilités familiales et professionnelles.

 

Pour ce qui est de la rémunération, l’étude citée montre un écart de 12,3 % entre le salaire moyen des hommes et celui des femmes en Jordanie, un chiffre qui grimpe à 17 % dans le secteur privé. Pour un homme, le salaire moyen est de 403 dinars jordaniens contre 359 pour une femme.

 

Ces disparités s’accompagnent d’une inégalité sur le plan des augmentations de salaire et des promotions, souligne Reem Aslan, en ajoutant que les femmes sont privées de certaines prestations sociales, comme les allocations familiales.

 

Plusieurs initiatives ont vu le jour pour encourager la participation des femmes au marché du travail, dont le mouvement qu’a rejoint Tamador Azaizeh, qui lutte pour l’égalité salariale dans l’enseignement privé, et une campagne baptisée Ma3an Nasel (« Arrivons ensemble à bon port »), qui milite pour que les étudiantes et les enseignantes bénéficient de transports efficaces et sûrs. En effet, selon des sondages réalisés pour ce mouvement, 40 % des femmes hésitent à travailler en raison des problèmes de sécurité dans les transports publics.

 

Autre initiative, la campagne Sadaqa (amitié en arabe), dont l’objectif est d’offrir un cadre de travail plus accueillant pour les femmes. Ce projet, l’un des plus remarquables qui soient, vise à encourager les femmes à travailler en leur offrant des services de garderie. En effet, une étude sur la non-participation de la population féminine au marché du travail, également publiée par le Conseil supérieur de la population, montre que 78 % des Jordaniennes qui ne travaillent pas sont mariées, et qu’un tiers d’entre elles sont mariées depuis moins de deux ans.

 

La campagne Sadaqa, lancée voilà cinq ans, a pour but d’appliquer l’article 72 du Code du travail jordanien, qui demande aux entreprises et aux structures de plus de 20 employées de fournir un service de garderie sur le lieu de travail, capable d’accueillir au moins 10 enfants âgés de moins de quatre ans.

 

D’après sa fondatrice, Randa Naffa, ce mouvement veut aider les femmes à devenir plus productives, afin qu’elles accèdent à des postes à plus haute responsabilité, sachant que la loi qui prévoit la création d’un service de garderie n’est en réalité pas appliquée.

 

S’il est vrai que les textes de loi jordaniens sont favorables aux femmes sous bien des aspects (garderie sur le lieu de travail, congé de maternité et plages horaires ménagées pour les soins aux nouveau-nés), ils ne sont pas suffisamment mis à exécution, et la législation nationale devrait veiller à bannir les discriminations hommes-femmes sur le lieu de travail et garantir l’égalité salariale. Il est également urgent que la Jordanie s’ouvre à d’autres modes d’organisation, comme le travail à temps partiel, le télétravail et la flexibilité des heures de travail.

 

Outre l’application des dispositions légales, le pays devra s’atteler à faire évoluer les mentalités et à lever les obstacles à la participation des femmes au marché du travail. Comme le dit Reem Aslan, « c’est curieux, dans un pays où les femmes sont plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme de fin d’études secondaires (87 % contre 74,3 %), leur participation à l’économie est parmi l’une des plus faibles au monde ».

Mar 01, 2016 / 0 Comments
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Jordanian self-defense trainer Lina Khalifeh of @SheFighter helps empower women - Credit: AlArabiya English

There is a horrible old saying in some Arab countries: Women belong to their homes and husbands only. They shouldn’t be educated, work, or have an opinion. This belief, unfortunately, still dominates some areas in the Arab world. But modern, educated, and strong-willed Arab women and men find this saying backward and unfitting.

 

Women are 49.7% of about 345.5 million people in the Middle East and North Africa region. Some in the West think of these women as zipped up in a tent in the desert, probably beaten up by their husbands, a stereotype many of today’s Arab women fight and prove wrong.

 

Yes, there are still many barriers remaining in the way of closing the gender gap in the Arab world, but many advances have been made in education, politics, entrepreneurship, labor, and health. Arab women today are entrepreneurs, leaders, activists, educators, Nobel Prize winners, and much more. They are reshaping their societies and building a better road to gender equality and girl empowerment for generations to come.

 

Here are some of many stories on how women from different Arab countries are reshaping their societies and fighting gender inequality:

 

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Feb 26, 2016 / 0 Comments
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Aujourd’hui, le changement climatique ne fait plus aucun doute. Si le Nord est objectivement responsable, ce sont surtout les pays du Sud qui en subissent les conséquences.         La COP21 a-t-elle réduit ce déséquilibre ?

           

Rappel historique des négociations climatiques jusqu’à la COP21

 

En 1992 la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique prend en charge ce défi global en agissant au nom de trois principes : le principe de précaution, celui du droit au développement et le principe des responsabilités communes mais différenciées selon les capacités de chacun. S’en suit en 1997 le premier accord international sur l’atténuation des gaz à effet de serre (GES) dit protocole de Kyoto. 36 pays développés décident de réduire leurs émissions mais la mise en œuvre ne démarre qu’en 2005. Elle est insuffisante même si les Parties prenantes ont rempli leurs obligations. Le protocole est prolongé à Doha fin 2012 mais l’absence des USA et les divergences entre pays développés et pays émergents paralysent le mécanisme. Vu l’urgence climatique il faut relancer la dynamique internationale.

 

On demande alors aux Parties, y compris aux pays du Sud, d’élaborer un document national de contribution (INDC) en vue de la COP 21. En effet les organisateurs de la Conférence cherchent un accord mondial basé sur trois points clés : a) fixer une limite haute de la température globale, b) adopter des engagements chiffrés de réductions d’émissions à l’horizon 2030, c) adopter des mécanismes de financement, de renforcement des capacités et de transfert technologique pour permettre l’adaptation. Cette communication nationale est un effort important et délicat notamment pour les pays du Sud. Elle comprend cinq axes d’analyse : examen des circonstances nationales, atténuation possible des émissions, adaptation liée à la vulnérabilité du pays, évaluation des besoins et du transfert technologique. Les engagements chiffrés d’atténuation se font enfin selon trois scénarios : tendanciel si aucune réduction des GES n’est entreprise, volontariste qui reflète la contribution nationale et un scénario conditionnel qui dépend de l’aide extérieure.

 

Pourquoi les pays du Sud sont insatisfaits ?

 

Une nouvelle fois la conférence de Paris n’est que le reflet du monde actuel, basé sur la globalisation économique et la loi du marché au bénéfice exclusif des pays riches. Ainsi, la question d’adaptation, qui intéresse les pays du Sud, n’est pas réglée. En effet on a fragmenté les mécanismes d’adaptation en trois volets : un pour l’adaptation préventive, un autre pour les pertes et dommages liés aux phénomènes climatiques extrêmes et un troisième pour le renforcement des capacités. Cette grande confusion permet aux pays développés d’agir selon leurs propres intérêts. Les promesses financières n’étant pas au rendez-vous, les pays du Sud sont réticents à s’engager dans l’atténuation de leurs émissions, malgré leur communication nationale.

 

Certes il y a eu accord mais de nombreux points négatifs demeurent

 

On doit reconnaitre les points positifs de la conférence : 1) d’abord on a utilement rappelé les objectifs initiaux de la Convention et l’urgence climatique 2) on a mis en place les méthodes pratiques, au niveau mondial, pour aboutir aux obligations contraignantes 3) enfin on a fixé un objectif de 2°C (voire 1.5 C).

Les points négatifs restent nombreux 1) un sentiment d’abandon des pays du Sud à leur problème d’adaptation 2) les mécanismes de financement et de transfert technologique sont reportés après 2020 3) il n’y a aucune contrainte liée au respect des engagements pris.

 

LAccord est finalement un consensus entre les pays gros émetteurs de GES (développés et émergents) et repose essentiellement sur le volet atténuation. On a en outre fixé des délais peu réalistes : ainsi la prochaine évaluation du bilan des émissions se fera en 2025, ce qui rend presque impossible la mise en place d’obligations aux Parties avant cette date. La neutralité du bilan des GES est reportée au cours de la deuxième moitié du siècle.

Avec les engagements communiqués à la COP21 on est sur la trajectoire des 3°C, on voit mal comment la situation pourrait s’inverser avec cet Accord.

 

En conclusion : une forte mobilisation citoyenne est nécessaire

 

La COP21 a certes servi à rappeler les objectifs fixés par Rio, en fixant les dates et les conditions pour leur mise en œuvre. Mais en recherchant le consensus entre tous les Etats, l’Accord ne règle pas l’injustice climatique. Un accord futur n’aura lieu que si certaines grandes puissances changent d’attitude. Le citoyen du monde doit prendre conscience du risque climatique et s’organiser pour défendre l’avenir des générations futures. Pour ce faire, on a besoin d’une nouvelle vision du monde et d’une nouvelle humanité.

Feb 24, 2016 / 0 Comments
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Syrian refugee Yusuf holds his smartphone, which he describes as “the most important thing.” With this, he said, he is able to call his father in Syria. © B. Sokol/UNHCR

If you look inside the bag of any refugee on a life-threatening boat trip to Europe, you see a few possessions that vary from one refugee to another. However, there is one thing they all carry with them: a smartphone. Those refugees have been criticized for owning smartphones, but what critics do not understand is that refugees consider these expensive devices as their main lifeline to the wider world, helping them flee wars and persecution. They are also the tools through which they tell the world their stories and narrate what is described as the biggest refugee crisis since World War II.

 

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Feb 24, 2016 / 0 Comments
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J’ai passé les six dernières semaines à réfléchir à la question suivante: comment pourrions-nous offrir des possibilités d’emploi aux réfugiés syriens, en particulier dans les pays proches de la Syrie ? Il y a une dizaine d’années de cela, je travaillais au développement du secteur privé dans ce pays et, alors que je connaissais déjà la quasi-totalité des pays du Moyen-Orient, j’ai été frappé par le potentiel industriel de la Syrie. Comment la Banque mondiale pourrait aider les réfugiés syriens ? Je me suis rapidement dit qu’il faudrait nous appuyer sur ces entrepreneurs et artisans et sur leur riche savoir-faire.

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Feb 12, 2016 / 0 Comments
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Comme d’autres groupes vulnérables, les réfugiés courent le risque de se heurter à des problèmes juridiques. Ces problèmes sont souvent directement liés au statut de déplacé, mais ils reflètent aussi des difficultés plus générales auxquelles les populations pauvres sont confrontées au plan de la famille et du droit civil et pénal. Plus le déplacement d’une personne se prolonge, plus les problèmes juridiques tendent à se multiplier, surtout ceux qui sont les moins directement liés aux déplacements de population. Or, ces problèmes commencent à mettre les institutions locales à rude épreuve. Selon le ministère de la Justice, le nombre de dossiers a augmenté de 84 % à Mafraq, de 77 % à Irbid et de 50 % à Amman, trois zones ayant accueilli un nombre considérable de réfugiés.  

 

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