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Oct 03, 2016 / 0 Comments
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Alors qu’une nouvelle année scolaire démarre dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), des millions d’enfants se préparent activement à faire leur rentrée. Certains, piégés par les conflits, risquent de ne pas aller du tout à l’école ; d’autres commenceront cette année dans un pays voisin du leur.  En temps de paix comme en temps de guerre, dans toute la région MENA, il convient de privilégier davantage l’éducation et les soins prodigués pendant la petite enfance.

 

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Sep 26, 2016 / 0 Comments
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L’accès aux marchés est un facteur critique de croissance pour les start-up du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Les start-up qui veulent se développer doivent, dès le premier jour, parier pour des stratégies de croissance régionale et non pas simplement nationales. Mais se frayer un chemin dans des pays étrangers est une opération complexe et dépend beaucoup de la capacité à trouver des trajectoires, des talents et des partenaires pour favoriser cette expansion.

 

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Sep 26, 2016 / 0 Comments
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"The average length of time that refugees spend in camps is 17 years." This cruel statistic has been quoted many times, influencing our perception of refugee crises as never-ending events which are spinning out of control. It has significant implications when deciding the type of aid that is needed, the combination of humanitarian and development support, and the possible responses to the crisis.

 

Continue reading this article on the World Bank Group website, here.

Aug 22, 2016 / 0 Comments
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Le conflit qui s’éternise en Syrie, poussant des millions de personnes à fuir leur pays, complique singulièrement la donne pour les pays de la Méditerranée, avec des répercussions dans toute l’Europe. Depuis 2011, la Turquie, le Liban et la Jordanie, qui ont des frontières communes avec la Syrie, ont absorbé l’essentiel des quelque 5 millions de réfugiés syriens, soit 86 % environ du total. À titre de comparaison, l’Union européenne en a accueilli 8 %. Tandis que les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) ont dû gérer cette crise sur fond de fragilité économique et politique, les pays européens, rapidement touchés par ses soubresauts et aux prises avec une croissance languissante, étaient mal préparés. Partout, les municipalités se sont retrouvées en première ligne.

 

Dans la région MENA, 86 % des réfugiés se vivent dans les villes, un taux nettement supérieur à la moyenne mondiale, de 60 %. Ce qui a obligé les municipalités et les autorités locales à assumer un rôle de premier plan pour garantir la continuité des services et favoriser l’insertion de ces nouveaux arrivants. L’afflux de réfugiés syriens a ainsi exercé d’énormes pressions sur la gestion des déchets et l’immobilier, sachant que les collectivités locales ont dû aussi se saisir des questions d’éducation, d’emploi, d’aide humanitaire, d’hébergement d’urgence…, qui ne relèvent habituellement pas de leurs compétences.

 

« La hausse des loyers ou la pénurie de logements, exacerbées par une demande soutenue, font partie des plus gros problèmes à gérer par les municipalités, en plus du chômage, qui touche aussi bien les Jordaniens que les Syriens », souligne Imad Issa, coordinateur du programme d’intervention d’urgence et de résilience sociale au ministère des Affaires municipales de Jordanie. « Les municipalités sont soumises à d’incroyables pressions.»

 

Comprendre les besoins des municipalités

 

Les communautés d’accueil des deux rives de la Méditerranée ont fait preuve d’une résilience extraordinaire face à cette crise, confrontées aux mêmes difficultés et nourrissant les mêmes préoccupations. Pour les municipalités impliquées dans la gestion des réfugiés, l’échange d’expériences et de meilleures pratiques devrait leur permettre de concevoir ensemble des réponses efficaces, améliorer leurs capacités d’anticipation et d’adaptation et garantir le bien-être de chacun, aussi bien réfugiés que résidents.

 

C’est dans ce contexte que le Centre pour l’intégration en Méditerranée (CMI), la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) ont organisé fin mai à Amman, en Jordanie, leur premier atelier d’apprentissage entre pairs pour les communautés d’accueil. Soixante-dix représentants de collectivités locales dans la région MENA, en Turquie et en Europe ont pu ainsi échanger leurs expériences et discuter de solutions innovantes, entre autres pour gérer l’afflux de réfugiés, favoriser leur insertion et préserver la cohésion sociale.

 

image

 

La plupart des participants ont indiqué ne pas avoir les compétences techniques, les moyens humains et les ressources financières nécessaires pour affronter cette crise. D’où leur décision de concevoir ensemble des approches et des stratégies de résilience afin de doter les municipalités et les citoyens d’outils pour affronter les prochains chocs et les futures crises.

 

« Lorsque la première vague de réfugiés est arrivée en Turquie, nous avons réagi sur le plan humanitaire, dans une optique de court terme. Cinq ans plus tard, nous voyons bien que cette réponse ne suffit pas et c’est pour cela que nous voulons renforcer les capacités institutionnelles et le développement social », explique Önder Yalçın, responsable du bureau des migrations de la municipalité métropolitaine de Gaziantep, en Turquie.

 

Les représentants des autorités locales ont insisté sur la nécessité de resserrer la collaboration entre pouvoirs locaux et nationaux ainsi qu’avec les organisations non gouvernementales, en particulier pour tout ce qui touche à l’emploi, aux moyens de subsistance, à la santé et à l’éducation.

 

La crise des réfugiés ayant exacerbé les tensions sociales, des activités conjointes impliquant les résidents et les réfugiés sont apparues comme un moyen d’améliorer leurs rapports et, en facilitant la cohabitation, de renforcer la stabilité. Ce sera aussi l’occasion de recenser les besoins et les ressources de la population et de pérenniser les actions engagées.

 

Les discussions ont également souligné le besoin de recueillir et compiler des données sur les réfugiés et les villes d’accueil (profil démographique, aptitudes professionnelles/parcours éducatif, état des infrastructures, inventaires des espaces et des bâtiments disponibles…) afin de pouvoir informer de manière plus systématique et précise les décisions politiques et les mesures engagées.

 

En accueillant ces populations, les municipalités contribuent au bien public mondial absolument vital, d’où la nécessité de s’assurer que les habitants et les réfugiés aient accès à des services de qualité.

 

« Les municipalités ont un rôle majeur à jouer, en fournissant des services sociaux aux communautés d’accueil et aux réfugiés mais aussi en renforçant la résilience », rappelleSaroj Kumar Jha, directeur principal de la cellule Fragilité, conflits et violence du Groupe de la Banque mondiale. « La crise des réfugiés peut être l’occasion de favoriser le développement économique à moyen et long terme de ces villes. »

 

Enfin, le secteur privé doit être impliqué dans la recherche de solutions durables, pour le logement, l’emploi et le développement économique local notamment, pour autant que cela débouche sur de nouveaux emplois et des investissements dans les infrastructures.

 

À travers son Programme pour les réfugiés et les communautés d’accueil en Méditerranée, le Centre pour l’intégration en Méditerranée mettra sur pied un réseau des municipalités hôtes dans la région MENA et au-delà, dans le but d’assurer un suivi de ces discussions. Des outils adaptés permettront d’organiser régulièrement des séances d’échange et d’apprentissage, lors par exemple d’ateliers techniques autour de questions prioritaires pour les responsables municipaux, de discussions entre pairs dans les pays d’accueil et de visites de terrain à visée technique. Une réunion annuelle de partage d’expériences transrégionales et transsectorielles est également à l’ordre du jour.

Jul 07, 2016 / 0 Comments
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In June 2016, France became the first industrialized nation to ratify the Paris climate deal reached in December 2015. So far, just 17 states – mainly small islands and low-lying coastal countries that are especially vulnerable to the sea-level rise – have ratified the deal. French president François Hollande issued an urgent reminder that the deal will not come into force unless at least 55 countries responsible for at least 55% of global greenhouse gas emissions ratify it. He especially called on European nations to follow France’s lead.

 

Mediterranean countries are among those standing on the frontline of climate change. Environmental and economic risks such as sea-level rise and drought are sure to compound the ecological deficit that the Mediterranean region is already experiencing.

 

According to the analysis of Global Footprint Network, Mediterranean countries currently use 2.5 times more renewable resources and ecological services than their ecosystems can renew. The impact includes depleted fish stocks in the sea and carbon accumulating in the atmosphere.

 

Greece, for example, would need the total renewable resources and ecological services of “three Greece” in order to meet its citizens’ demand on nature for food, fiber, timber, housing, urban infrastructure, and carbon sequestration. Athens alone constitutes nearly 40%of Greece’s footprint, and demands 22% more from nature than the entire country’s ecosystems can provide.  The average ecological footprint of an Athenian in 2015 was higher than the national average - and higher than the average footprint of residents in other Mediterranean cities such as for instance Barcelona, Marseille, Rome, and Valencia (see figure 1).

 

 

Figure 1: Per capita ecological footprint of selected Mediterranean cities, by consumption category, in 2015. Source: Baabou et al., forthcoming[1].

 

Carbon emissions are the biggest source of this disparity. They make up nearly half of Athens’ ecological footprint. The carbon footprint in personal transportation alone represents nearly 25% of the overall city’s footprint.

 

At the global level, carbon emissions make up 60% of humanity’s ecological footprint. In this context, reducing carbon emissions is crucial not only with a view to addressing climate change but also in order to get our footprint in balance with our natural capital.

 

Another area in which Mediterranean countries may consider taking action is food. The world-famous Mediterranean diet – heavy in vegetables, fruits, and olive oil – is not only healthy; it is less taxing on the environment. As consumption of meat and processed foods rises around the Mediterranean - thus causing a drift away from the region’s traditional diet of local residents - a renewed focus on the region’s culinary heritage could help lighten the load on the world’s natural resources while boosting people’s health[2].

 

As of last year, nearly half (46%) of the world population lived in cities and the share of the world urban population is foreseen to reach 67% by 2050, according to the Food and Agriculture Organization (FAO). In this context, it’s worth stressing that the way cities are shaped has the single biggest influence on how people live and consume, and thus on how big their footprint is. Consequently, cities offer particularly promising opportunities for improvement. These opportunities will only grow more significant going forward. The Mediterranean region is no exception.

 

Consequently, city-planning and urban-development strategies that include energy-efficient buildings and adequate public transportation are instrumental to balancing the supply of natural capital and population’s demand. Barcelona, Dubrovnik, Fez, Florence, Marseille and old Istanbul are examples of thriving, yet resource-efficient, cities that embrace key principles. Such principles include compact living, which is more efficient for heating, cooling and lighting, and minimizes water use for landscaping. It encourages lower energy and water consumption while reducing waste. Compact, resource-efficient living can be best engineered through housing that is designed through strictly enforced green building codes that ensure key energy features and “green”, resource-efficient materials.

 

Because it supports greater population density, compact living also offers significant environmental and health benefits when combined with close proximity to work and shopping and car-free public spaces - which may be accomplished through mixed-use zoning strategies. Walkability, after all, is a key element of energy efficiency and public health.

 

Nonetheless, as of today, 13 out of the 19 cities that were the focus of the report by Global Footprint Network, have a larger per capita ecological footprint than the respective countries where they are set. This suggests that the resource requirements in urban areas are currently somehow higher than in rural areas.

 

These findings reveal the existence of a double dynamic taking place in Mediterranean cities in terms of environmental pressures. On the one hand, cities concentrate investments, offer more access to eco-efficient and optimized modes of consumption, contributing to smaller per capita footprints. On the other hand, cities also function as a “social elevator”, enabling residents to upgrade their lifestyle and therefore increase their consumption level. Better understanding the trade-off between these two dynamics is key for managing the interaction between nature and society and maintaining a long-term balance between human development needs and the planet’s environmental limits.

 

Cities that make investments to improve the well-being of their citizens while reducing their resource dependence will be more resilient amid growing resource constraints. More specifically, city footprinting can inform a broad set of policies, ranging from transportation to building codes to residential development. It can provide guidance to city councils in choosing the most sustainable policies that also serve the needs of their residents.

 

[1] Baabou, W., Grunewald, N., Ouellet-Plamondon, C., Gressot, M., Galli, A., forthcoming. The Ecological Footprint of Mediterranean Cities: Awareness creation and policy implications.

[2] For additional details, see Grunewald, N., Galli, A., Iha, K., Halle, M., Gressot, M., 2015. The Ecological Footprint of Mediterranean Diets. CIHEAM Watch Letter 32, pp. 10-16. Available on-line at:

http://www.ciheam.org/index.php/en/publications/watch-letters/watch-letter-32  

Jul 07, 2016 / 0 Comments
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La Tunisie est l’un des pays les plus sécularisés du monde arabe et est dotée de l’un des systèmes éducatifs les plus développés de cette région. Pourtant, c’est par milliers que les jeunes Tunisiens se tournent vers le djihadisme — un phénomène sans commune mesure avec ce que l’on observe ailleurs.

 

Pourquoi ? La réponse se trouve probablement dans les salles de classe primaires et secondaires, où les élèves, notamment les plus vulnérables, ceux qui se sentent rejetés par la société, sont une proie facile pour les mouvements radicaux.

 

Pendant longtemps, la question des violences à l’école a été étouffée sous la chape de plomb de l’ancien régime autoritaire et de ses politiques de contrôle de l’information. Mais la Révolution de 2011, qui a réveillé la société civile tunisienne et apporté une ouverture aux libertés politiques, a permis de montrer ce qui se passe vraiment derrière les murs des établissements scolaires.

 

Désormais, la radicalisation et les violences qui sévissent dans les écoles ne sont plus un sujet tabou.

 

En mai, l’Union générale tunisienne du travail s’est associée à la Banque mondiale, au Centre pour l’intégration en Méditerranée (CMI) et à des institutions spécialisées dans l’éducation pour aborder, pour la première fois, la question de la prévention des violences scolaires et leurs éventuels liens avec la radicalisation. À Tunis, ils ont rencontré des membres de la société civile ainsi que des représentants des écoles et des organisations de développement pour envisager des solutions et sensibiliser l’opinion publique.

 

Le professeur Farhad Khroskhovar, directeur du Centre d’analyse et d’intervention sociologiques à l’École des hautes études en sciences sociales, a observé des similitudes dans les processus de radicalisation djihadiste en France et en Tunisie, à commencer par le profil des jeunes, issus de familles décomposées et de cités dans les banlieues pauvres des villes.

 

Les difficultés scolaires  poussent les jeunes à abandonner tôt l’école ; les actes de délinquance juvénile les emmènent en prison, ce qui vient compléter le processus de marginalisation.

 

Un scénario que viennent confirmer les observations de Rim Ben Ismail, une psychologue tunisienne qui a travaillé avec des djihadistes de retour dans leur pays d’origine. Ces anciens combattants ne se décrivent pas comme des révolutionnaires ni même engagés pour une cause spécifique, mais plutôt comme des individus marginalisés sans objectifs précis dans la vie.

 

Bon nombre de jeunes Tunisiens ne bénéficient pas du soutien, notamment moral, apporté par le système scolaire et, plus largement, la société. Selon des statistiques du ministère tunisien de l’Éducation, les violences scolaires sont étroitement liées aux difficultés d’apprentissage et à l’absence de soutien familial. Même si cela ne conduit pas systématiquement à la radicalisation, les effets sur le mental et les performances des élèves sont dans tous les cas dévastateurs.

 

D’autant que les violences rongent la qualité de l’environnement d’apprentissage, mettant en péril tout le système scolaire.

 

Comment les Tunisiens peuvent-ils contrer ce phénomène ? La radicalisation serait-elle l’aboutissement naturel de la rencontre entre des revendications non satisfaites (sur fond d’accélération des exclusions économiques, sociales et politiques) et des discours extrémistes qui interpellent une jeunesse en quête de revanche contre une société qu’elle estime être injuste à son égard ? Dès lors qu’elle propose une forme de réseau social et une dynamique de groupe confortant la notion d’identité et de finalité commune, la radicalisation agit comme un aimant irrésistible pour les jeunes qui adhèrent à ce nouveau système de croyance pouvant déboucher sur des actes radicaux.

 

Même sans appartenir à un tel système de croyance, les jeunes violents, qui se sentent dépossédés et exclus, peuvent éprouver une certaine attirance pour le jihadisme.

 

Les plans de prévention de la radicalisation doivent s’attaquer à la racine de l’insatisfaction et de l’exclusion et redonner aux jeunes de l’espoir en leur proposant des récits alternatifs séduisants assortis de réponses concrètes (emplois, services et modes d’expression) pour atteindre les objectifs proposés. Ils doivent également renforcer la cohésion autour d’objectifs positifs.

 

Le passé récent est riche d’expériences utiles : dans les années 70, les États-Unis confrontés à une vague de violences scolaires ont contrecarré ce phénomène par des programmes de « discipline positive » déployés dans l’ensemble du pays ; au Canada, pour contrer le harcèlement et les violences, les écoles font appel à la médiation par les pairs, l’engagement civique, la résolution de conflit et d’autres techniques reposant sur le comportement.

 

De tels exemples ont aidé les organisations tunisiennes à identifier des mesures de prévention des violences scolaires et du risque de radicalisation. Les participants sont ensuite convenus d’un plan d’amélioration de l’environnement scolaire couvrant entre autres les infrastructures et la gouvernance. Les échanges se sont poursuivis lors du Forum mondial de la jeunesse, organisé récemment à Washington.

 

Initialement publié sur les blogs de la Banque mondiale ici.

Jul 07, 2016 / 0 Comments
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A Syrian Refugee Woman and Her Daughter Outside Their Tent in Turkey (Photo Credit: EU Director General)

On 15 March 2011, Syria witnessed a movement of protests part of a larger Arab uprising. The scene soon turned into civil unrest. In consequence to intense civil war, a big migration wave, hit in 2011 neighboring countries, particularly Turkey continuously increasing till this date. The crisis in Syria is the biggest human tragedy since World War II.

 

Syria population consisted of 21 million people in 2011 when the civil war erupted and so far:

  • 330.000 people have been killed.
  • 1.7 million people have been injured.
  • 4.6 million people have left Syria.
  • 6.6 million people are internally displaced.

It is high time to talk about peace and Syrian people re-building their own country, because nothing can replace the sense of belonging to the homeland; the Syrian crisis is a global issue that affects us all. Every individual, every country and every organization should take on the responsibility for a better world. Hopefully sooner the peace, which we are missing the most in the region, will take place in Syria and spread across the world.

 

Turkey

 

In April 2011, Turkey opened its doors to a group of 252 persons. Soon, hundreds of thousands of guests crossed the borders for safety.

 

The Turkish government policy on hosting Syrian refugees:

- Open door policy.

- Non-refoulement policy.

- Temporary protection

 

This policy is in line with international laws including the universal declaration of Human Rights and the 1951 Geneva Convention. Today more than 2.8 million Syrian refugees live in Turkey. Turkey hosts the largest refugee population in the world since 2014. So far, the Turkish government has allocated around 10 billion dollars for Syrian refugees and international organizations has spent 455 million dollars.

 

Health services are free of charge. Temporary education centers (Schools for Syrian children) allow 330.000 children attendance. A regulation on access to labor market has been issued and Syrian refugees can now work legally in Turkey. Access to universities for Syrian refugees has been facilitated. There are 25 modern camps for Syrian Refugees and 270.000 refugees live in.

 

 

 

Population

Registered Syrians

The Rate in Provincial Population

Total Population

Turkey

77,695,904

2,840,784

3.27%

80,236,688

Gaziantep

1,889,466

351,410

17.25%

2,215,340

 

According to recent data issued during May 2016 by the general directorate of migration administration, the city of Gaziantep ranks 4th in hosting Syrians. 

 

 

Gaziantep

 

Gaziantep is one of the cities most affected by this wave of migration to Turkey. The number of registered guests in Gaziantep is about 350,000 individuals, and a large portion of that number (approximately 300,000 individuals) is located in the city center. It is also estimated that these figures might be higher due to unregistered Syrian guests.

 

According to the statistics of Turkish Statistical Institute (TSI) in the scope of "population and average annual growth rate by province, the population of Gaziantep was 1,889,446 in 2012 and as 2023 projection it was estimated 2,257,278 individuals. However, at the end of 2015, real numbers showed that the population reached more than 2,300,000 a figure that surpasses the estimations for the year 2023. Today 17,25% of Gaziantep population consists of Syrian refugees.

 

 

Center

Islahiye-1
Tent City

Islahiye-2
Tent City

Karkamis
Tent City

Nizip
Tent City

Nizip
Container City

Total

Population

8,404

19,815

7,222

10,581

4,938

50,960

Number of Syrians living in City Center

Number of Syrians Living in Shelters

Total Population

303,450

50,960

351,410

 

 

 

 

Number of Syrian refugees living outside the camps and in the camps in Gaziantep

 

The number of Syrians guests, in the range of 5-17 years old living in Gaziantep, is 92,890 of which 55,053 are children in primary and secondary education levels who have been brought to education and training. In this context, 59% of the target group has been sent to schools.

 

Before the civil war in Syria, the primary schooling rate was 85%; however, in turkey the schooling rate for 'primary school (from 1st grade to 5th grade)' is 90% but the rate decreases for upper grades and high school. In total (including high school) the schooling rate %59.

 

In Gaziantep, the education and training are provided in 51 schools. Turkish students in our schools have conformed to the dual education system instead of the normal education system. Normally students should start their school day at 08:30 am but the time has been changed to 07:00 am in order to provide education for Syrian students in the afternoon.  

 

Providing only social services is not enough for living together; water, sewage, sanitation, infrastructure,  waste management, environmental health, parks and green fields, transportation, pollution are as well crucial needs to be considered along the great rise in population. So far, Gaziantep Metropolitan Municipality (GMM) spent 302 million dollars for projects benefitting refugees (between 2011 and early 2016).

 

A research shows that Syrian population constitutes about 20% of the whole Gaziantep population, and that criminal acts involving Syrian refugees are only of 0.1%, therefore Syrian refugees are not people whom we should be afraid of. 

 

Syrian refugees are more than numbers to us, they are human beings above all and therefore merit to be treated as such. GMM’s policy is therefore to treat them as equals to the local population and sometimes positive discrimination takes place.

 

Gaziantep Metropolitan Municipality’s Social Services for Syrian Refugees

 

The social services policy of GMM is to pair humanitarian responses with development interventions. We plan for the short and long term, and we try to eliminate the socio- economic impacts of this global crisis.

 

This problem has extended beyond in the limits of an emergency response; its dimensions have changed and we are working on capacity building and development policies.

 

Directorate of Migration

 

We have created an organizational structure concerned with the Syrian issue: the directorate of migration, which is based on the health and social services department at the GMM, and has been established in order to provide appropriate, effective, demand-oriented social services for Syrian guests, as well as to ensure coordination among departments of municipality, to provide cooperation among international organizations, universities and civil society organizations and to produce and carry out need-oriented projects. This structure is also in charge of organizing monthly meetings with Syrian, Turkish and International non-governmental organizations (NGOs) that help reduce the risks of social civil war and help a healthy need assessment process.

 

Syrian Information and Education Center

 

GMM has two Syrian information and education centers, consisting of schools for Syrian children, which were established in 2012, in order to eliminate the risk of a”lost generation”. The students are economically disadvantged and without support they do not have the chance to attend schools, therefore all their needs are covered by the municipality including transportation.

 

Ensar Community Center

 

This center offers services for Syrian women and children living outside the camps focusing on human rights in the scope of social cohesion and social inclusion. GMM has partnered with the ministry of family and social policy. This center offers information and counseling in several fields of which:

  • Law.
  • Health.
  • Employment.
  • Education.
  • Social services.
  • Sports and culture.

 

The center  also organizes informative meetings and is a bridge between refugees and social  resources.

 

Art and Vocational Training Center (Gasmek)

 

The law of access to labor market has been issued however most of the refugees lack qualification for a job therefore vocational trainings are provided to facilitate finding a job.

 

Turkish and English language courses are provided for social cohesion and there are several different courses for both the hosting and refugees communities.

 

Women Guest House

 

The women guest house hosts women in need or ones who survived violence with the company of their children until safety is ensured and GMM is running a project to fight child marriage in the region.

 

Health Services

 

The municipal hospital and medical centers provided health care to around 50,000 Syrian refugees free of charge, and now we are planning to establish a physical therapy center.

 

Social Research Center (SARMeR)

 

Preparing social risk map of Gaziantep, we analyze the current situation and make need assessment. SARMeR helps us to clarify our social service policy based on needs.

Although it’s a research center according to situation emergency interventions can take place.

 

Distributed Food - Clothing and other Aids

 

People who have urgent needs are supported by the municipality through humanitarian aid while preserving their human honor. Some of these donations are:

  • Food.
  • Clothes and shoes.
  • Blankets.
  • Book sets.
  • Toys for kids.
  • Carpets and sofas.
  • Kitchen kits.

 

Conclusion

 

Turkey’s approach diverges from the way in which hosting countries commonly respond to refugee situations—by directing refugees into camps supported by humanitarian agencies.

 

Experience shows that when refugees are supported in becoming socially and economically self-reliant, and given freedom of movement and protection, they are more likely to contribute economically to their host country.

 

This approach also creates challenges for both refugees and hosting communities, which includes socioeconomic pressures such as deficits in housing and service delivery, joblessness, and the potential for social tensions but yet it’s a better way for a healthy return policy.

 

We believe that the welfare of disadvantaged will rise the welfare of a whole society.

Jun 30, 2016 / 0 Comments
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Ce billet a d’abord été publié sur Future Development.

Note : Texte du discours prononcé lors de la conférence intitulée Changement de paradigme dans l’enseignement tertiaire et organisée à Alger du 30 mai au 2 juin derniers.

 

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) est le berceau de l’enseignement supérieur, puisque l’on y trouve trois des plus anciennes universités du monde encore en activité: je pense à l’Iran, au Maroc et à l’Égypte. Aujourd’hui, la médiocrité de son enseignement supérieur condamne la région à occuper les dernières places des classements internationaux.

 

Continuer à lire cet article sur le blog de la banque mondiale 

 

Jun 22, 2016 / 0 Comments
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De plus en plus de spécialistes estiment que le printemps arabe mais aussi de graves troubles politiques de la région (comme la guerre en Syrie) trouvent une partie  de  leurs origines dans la dégradation des conditions de vie dans  les campagnes  et d’abandon de leurs paysanneries. Ce constat est fait  depuis plusieurs  années par le CIHEAM qui tente d’alerter les décideurs (voir le rapport Méditerra 2009 consacré au monde rural et le n° spécial de la revue Machrek-Maghreb de l’été 2013).

 

Quatre grands défis menacent en effet  le monde rural au Sud et à l’Est de la Méditerranée : 1) la sécurité alimentaire, 2)  celui de l’emploi des jeunes et de la pauvreté rurale 3) de la  préservation des ressources naturelles confrontées au changement climatique  4) et d’un modèle de développement et de  croissance agricole plus inclusif.

 

Les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (PSEM) sont dans une dépendance alimentaire très forte vis-à-vis des marchés mondiaux. Leur sécurité alimentaire est tributaire de ressources financières extérieures instables. Les chiffres examinés parlent d’eux même dans cette région très consommatrice de céréales. La croissance démographique s’accompagne d’un processus d’urbanisation alimenté par un exode rural massif, et le tissu économique dans les pays est trop peu dense pour employer des actifs nombreux et jeunes arrivant sur le marché du travail. Partout dans les PSEM, les dynamiques démographiques conjuguées à des politiques agricoles de modernisation agricoles ou à des stratégies de survie de populations rurales pauvres contribuent à une dégradation de ressources naturelles rares. Cette dégradation du capital naturel a un coût économique qui hypothèque le développement agricole et rural. Ainsi, la durabilité des ressources naturelles, leur préservation ou leur mode d’exploitation rationnelle reste une question majeure.

 

Les taux de pauvreté restent généralement très élevés dans les zones rurales où le secteur agricole est dominant. De nombreuses études (l’organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, FAO, 2016) montrent que les ouvriers agricoles et les exploitants agricoles demeurent parmi les populations les plus pauvres et qu’il y a une relation entre la pauvreté, le taux de chômage et le niveau de rémunération du travail et des emplois. Tous les modèles de projection portant sur le climat s’accordent à prévoir dans la région une augmentation de des températures moyennes, une baisse des précipitations moyennes annuelle entrainant  un risque accru de désertification et de  dégradation des sols.

 

En réponse, de nombreux facteurs fondent  la construction d’une offre de produits méditerranéens pariant sur la typicité et la qualité. La promotion de cette qualité ouvre ainsi un espace pour penser différemment le développement agricole, qui permettra  aux producteurs de définir des modèles alternatifs de production selon d’autres critères de production. La stratégie de différenciation et de promotion de la qualité permettra aux acteurs économiques d’échapper à des formes concurrence directement influencées par les coûts ou par les écarts de productivité.

 

Je pense qu’il est grand temps d’agir et je pense aussi que  des facteurs externes comme la chute de prix du pétrole ou les migrations pourront être autant de facteurs  déclencheurs d’une relance agricole.

 

Les élites originaires des PSEM doivent reconsidérer rapidement un soutien fort au secteur agricole  et la  coopération avec l’Europe sur ces questions du développement rural doit être relancée. Une forte capacité de création d’emploi est à la clé ainsi que et des devises préservées. 

 

Jun 22, 2016 / 0 Comments
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Collective water tank, informal refugee camp, Bekaa, Lebanon

A l’heure où l’Europe cherche  à restreindre  l’accès   de   son  territoire aux  réfugiés,  un  soutien  renforcé aux  pays  limitrophes de  la  Syrie  paraît indispensable.   Ce  soutien  doit  répondre aux besoins vitaux des personnes fuyant le conflit tout en favorisant la cohésion  entre population hôte et population réfugiée.

 

Avec 1,8   million[1] de  réfugiés  provenant de  Syrie, le Liban est aujourd’hui le pays comptant la plus grande  part  de  réfugiés au sein de  sa population (30%). L'afflux massif des réfugiés entraîne une  pression  sans  précédent sur les services publics tels que  la  santé et l’éducation, l’électricité, l’accès à l’eau et le traitement des  déchets. Bien que le pays ait maintenu ses frontières ouvertes,  la durée  du conflit met à mal la résilience de la société libanaise  et la capacité  de l’Etat à apporter une réponse adaptée.

 

Un contexte institutionnel peu favorable rendant l’identification des besoins complexe

 

Répondre  à la  situation est  d'autant  plus complexe que l'habitat des réfugiés est extrêmement disparate.  Il se répartit en trois grandes  catégories : les camps  informels, les abris collectifs et individuels, les appartements.

 

On estime à 20 % le nombre de réfugiés vivant dans des camps informels, principalement répartis dans les gouvernorats de la Bekaa  et du Nord  Liban, sur des  terres agricoles  privées.  Avant la crise, de  nombreux travailleurs agricoles syriens résidaient déjà  au Liban, logés dans des abris et des tentes  sur les parcelles  agricoles. Avec le début du conflit, ils ont été rejoints par leur famille et des  membres de  leur communauté villageoise.

 

L’ONG Solidarités International développe des  projets  visant à assurer  un  accès   à l’eau potable,  à l’assainissement et à l’hygiène  pour ces  populations.  Elle construit et réhabilite des  latrines, des  douches  et des    systèmes   d’approvisionnement en eau.  L’absence de  reconnaissance de  ces camps  par  l’Etat libanais  contraint l’ONG à mettre en  place  des  installations provisoires.  Bien souvent, la  distribution d’eau est assurée à partir de réservoirs alimentés par  des  camions  citernes.  Outre  le  coût d’un  tel  approvisionnement,   la  question du contrôle de la qualité de l’eau se pose.

 

Ces contraintes impactent aussi la construction et le fonctionnement des latrines. Temporaires, ces dernières ne peuvent être reliées à des  fosses septiques,  et doivent être vidangées  une fois par  semaine.

 

Du fait du caractère  informel des  camps, les ONG interagissent peu avec  les institutions libanaises.  Ainsi, l'installation d'infrastructures dépend  généralement de l’accord du propriétaire du terrain qui peut être obtenu moyennant l’installation d’un forage qui pourra, après le départ des réfugiés, servir à des fins agricoles. 

 

Les abris individuels et collectifs (logements inachevés,  anciens magasins, garages,  caves,    containers, anciennes usines, etc.) constituent le  second   ensemble  dans   lequel  vivent les réfugiés. Ces  habitats  disparates  présentent un nouveau défi pour les ONG qui consacrent une partie de leurs efforts à les identifier. L’ONG  Care a mis en place des   programmes   d’amélioration   de   la qualité de l’habitat comportant un volet sur l’eau et l’assainissement. En accord  avec les  propriétaires,  les  logements  identifiés sont reliés à des points d’eau potable,  des douches  et des  latrines sont construites ou réhabilitées. 

 

Avec l’inscription de la crise syrienne dans la durée la situation des réfugiés de détériore. De nombreuses études  attestent d’une paupérisation croissante des réfugiés. Alors qu’ils sont 80  % à payer un loyer, seul un faible nombre de réfugiés parvient à trouver un emploi. Dès lors, les économies  sur  lesquelles  ils étaient  parvenus à vivre, jusqu’à présent,  diminuent.

 

Une transition d’une aide d’urgence vers une aide au développement

 

Cinq ans après  le début du conflit syrien, aucune  sortie de  crise  à court  terme ne semble se dégager. Les ONG passent donc progressivement d’une  aide  d’urgence  à une  aide au  développement portant sur le renforcement des  capacités des acteurs et sur l'accroissement et la réhabilitation des infrastructures en eau.

 

Dans cette optique, l’ONG italienne GVC a initié un programme de renforcement des capacités de l’Etablissement Régional des Eaux (ERE) de la Bekaa. Créés en 2000, les ERE sont en charge de la gestion de  l’eau, de  l’assainissement et de l’irrigation. Ces établissements souffrent d’un important déficit de légitimité se traduisant par de nombreux branchements illégaux ainsi que par un faible taux de recouvrement des factures (30% pour l’ERE de la Bekaa). Parallèlement à des travaux d’extension et de rénovation des infrastructures, des campagnes de sensibilisation ont été menées par l’ONG auprès des usagers afin de briser ce cercle vicieux.

 

La transition  d’une aide d’urgence vers une aide  au  développement  conduit les ONG à tisser de nouveaux partenariats  avec  les institutions libanaises.  Nous  l’avons vu, la réponse  aux  besoins  des  réfugiés  passe par une amélioration des infrastructures nationales.  A cet  égard,   bien  que  soulevant des défis importants, la crise syrienne peut également être perçue comme une opportunité pour améliorer un secteur qui connaissait  avant  la crise de  grandes  difficultés.

 

[1] Source : UNHCR, décembre 2015

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