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Les gouvernements locaux et régionaux peuvent jouer un rôle majeur dans l’agenda climatique en Méditerranée

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Oct 26, 2016 / 0 Comments
 

Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont force de proposition au niveau mondial

 

La structuration des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et la puissance de lobbying qu'ils ont su en tirer leur ont permis d'obtenir un meilleur positionnement sur la scène internationale. Avec la Global Task Force, consortium d’associations dans lequel le réseau mondial Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) joue un rôle moteur, les GLR véhiculent des messages de mieux en mieux relayés et de plus en plus pris en compte. Ainsi dans le cadre des Objectifs de Développement Durables (ODD), Habitat III et les Conférences des Parties sur le Climat (COP), les GLR obtiennent des avancées significatives :

 

  • la reconnaissance effective de leur rôle majeur dans le développement inclusif et durable.
  • leur consultation officielle lors de la préparation des négociations onusiennes qui les concernent au premier plan.
  • l'inclusion dans les textes négociés par les Etats de concepts et de revendications que les GLR portent avec force : la création d'un ODD spécifique aux questions urbaines (ODD 11), les discussions sur la localisation des ODD, l'introduction du « droit à la ville » dans le projet de texte pour le Nouvel Agenda Urbain Mondial…

 

 

En matière de climat, le dynamisme et le volontarisme des GLR s'exprime par l'importance des associations et réseaux mondiaux qui militent aux côtés de CGLU[1] mais aussi par les initiatives mises en place pour favoriser l’émergence de territoires moins émetteurs de CO² et plus résilients. La plus connue est l'adhésion volontaire à des dispositifs de mesure et réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)[1]. Dans de nombreuses déclarations en perspective des Conférences des Parties, les GLR rappellent leurs attentes : ratification et mise en œuvre par les Etats de l’Accord de Paris,

implication nécessaire des GLR dans la lutte mondiale, financements et décentralisation effective.

 

Les gouvernements locaux et régionaux ont une voix légitime en Méditerranée

 

« Les conséquences du changement climatique ont des coûts énormes, à la fois financiers et humains, il y a une priorité celle d’investir massivement dans la transition énergétique et le développement agricole… », Mohamed Boudra, Maire d’Al Hoceima, Maroc

 

L'urgence climatique méditerranéenne est avérée, la zone est d'ailleurs qualifiée de « hot spot » en la matière. Les principales menaces sont connues les  phénomènes de littoralisation des établissements humains, d'urbanisation et d'étalements urbains amplifient les impacts  dans cette zone.[1]

 

Le rôle des GLR y est donc primordial et leur prise de conscience est indéniable. Mais ils ne sont pas les plus actifs. Ils sont par exemple encore sous représentés dans les dispositifs mondiaux de réduction des GES. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet état de faits et en particulier sur les rives Est et Sud de la Méditerranée :

 

  • Des troubles et conflits faisant passer ces urgences au second plan au regard d'autres urgences plus criantes.
  • Des moyens financiers et une capacité à lever des fonds globalement faibles.
  • Un degré insuffisant de décentralisation empêchant la pleine prise d'initiative.

 

Néanmoins, il y a en Méditerranée de nombreuses dynamiques et initiatives locales de toutes envergures, en matière d’atténuation comme d’adaptation.

 

En organisant la Réunion climat des élus locaux et régionaux de la Méditerranée (décembre 2014)[1], en étant partenaire de la Medcop[1] ou des Trophées de l’Adaptation au changement climatique[1] de l’ADEME, la Commission Méditerranée de CGLU participe à la mise en valeur de ce foisonnement de pratiques et à leur dissémination mais également à faire entendre une voix méditerranéenne.

 

«Les réseaux sont des facilitateurs pour gagner des projets qui bénéficient aux citoyens et ils permettent aux petites et moyennes villes ayant de grandes ambitions d’aller plus loin», Mohamed Sefiani, Maire de Chefchaouen, Maroc

 

 

ICLEI, R20, C40Cities, nrg4sd, Energy Cities, 100ResilienteCities

[1] La récente fusion des dispositifs européen (Convention des Maires) et mondial (Compact of Mayors) en un unique : le Global Covenant of Mayors for Climate & Energy montre encore une fois que les GLR n'attendent pas les accords entre nations et restent plus proactifs.

[1] Voir les travaux du Plan Bleu et notamment la Stratégie Méditerranéenne pour le Développement Durable

[1] Voir les Actes http://www.commed-cglu.org/wp-content/uploads/2015/02/R%C3%A9union-Climat-Actes.pdf

[1] La Commission Méditerranée a organisé la table ronde des élus à la 1ère édition Forum méditerranéens de la société civile pour le climat de juin 2015 à Marseille

[1] Remise des Trophées le 12 novembre 2016 pendant la COP22 

Catherine SIMO

Catherine Simo est chargée de mission à la Commission Méditerranée de l’organisation mondiale Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) qui œuvre à la mise en valeur du rôle et des initiatives des autorités locales et régionales et à l’amplification de leurs messages dans leurs pays et sur la scène internationale. Diplômée en économie internationale, Catherine a travaillé 5 ans sur les questions de politique agricole et sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest avant de travailler avec et pour les territoires méditerranéens. 

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